Jeudi 29 janvier 2009
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15:14
Ils sont agaçants les médias people. Dès qu'une femme accède au rang de first lady, les comparaisons
s'imposent.
Souvenez-vous, Cécilia S. en juin 2007 était comparée à Jackie Kennedy.
Puis Carla B., en mars 2008 était comparée à... Jackie Kennedy.
Enfin, Michelle O, depuis novembre dernier est comparée à ......Jackie Kennedy !
Quel cruel manque d'imagination ! Comme si Michelle n'avait pas sa propre et forte personnalité.
La preuve !

Tout début des années soixante,:style "Yannis Port". Jackie Kennedy offre une silhouette très moderne en rupture avec les formes rondes et
pigeonnantes des années cinquante : Pantalon cigarette et long pull. La dame est mince, élancée, dans le style "WHASP" (white heterosexual anglo-saxon protestant ) sauf que les Kennedy, d'origine
irlandaise étaient cathos.
Une silhouette frêle à forcément copier, sur l'idée du "never
too rich, never too thin". (jamais trop riche, jamais trop mince).
Le stéréotype de l'héroïne hitchcockienne avait de beaux jours devant lui.
Quand Michelle porte le pantalon, ce qui est rare, elle le choisit plutôt large, fluide, laissant un léger flottement très féminin entre la
jambe et l'étoffe.

First Ladies et couleurs lumineuses vont bien ensemble.
A remarquer: le collier de perles.

Emblématique chez Jackie, Michelle aime aussi.

Pas de différence, direz-vous.
Mais voilà LA preuve de leur différence !

Michelle a un cul, un vrai !
Vu de chez nous, cette révélation peut choquer, nous sommes en France, mais imaginez les filles noires aux Etats-Unis, où le bon goût fessier se portait
jusqu'à présent avec un derrière soigneusement escamoté sous une veste longue ou une tunique.
Exhiber ses formes sans complexes risquait de vous ranger parmi les rappeuses ou les chanteuses de R'and B' plutôt bling bling.

Michelle O.arbore des tenues en accord avec sa silhouette....

... callipyge, et cela lui va bien.

Total look en Crew, le jaune imprimé, déjà !

La petite robe en mousseline imprimée juste au-dessus du genou.. Sculpturale !
Attention, cependant, car avec l'imprimé, on frise parfois le fashion faux-pas !

Un peu mémère, non ?

Juste un peu trop maquillée, un peu trop coiffée... un peu trop bling... blang !
De la légèreté de ce côté là n'aurait pas fait de mal.

On dégaine les téléphones pour la photo....
Très simple en Gap, petite robe en solde à 35$.
Michelle adore les tailles marquées, mais hautes. Le petit gilet, le collier de perles...

Comme ci- dessus. Une allure libre et un naturel à peine sophistiqué. So chic !

Un certain 4 novembre, en Narciso Rodriguez, plus un petit gilet : une robe décriée... c'est le début !

Brrr ! Un froid polaire. On se souviendra de la robe dorée d'Isabel Toledo qui a fait frémir les "desperate housewives" :
"Qui a envie de s'habiller dans un tissu d'ameublement ?"dirent-elles.
Notez les escarpins Jimmy Choo vert émeraude !
Moi, j'imagine un discret gilet pare- balles sous la robe pas trop près du corps !
C'est glamour, non, cette danse au bal de l'investiture ? Beyoncé chantait.

C'est dingue, cette manie de vouloir lui gommer ses caractéristiques de femme noire et belle !
Ici, Michelle photographiée par Annie Leibovitz.
Qu'a-t-elle fait de ses cheveux ?
On dirait Eva Longoria, une "desperate housewife", justement.

En couverture de Newsweek... un petit air de ....Jackie Kennedy !
Décidément, on n'en sort pas !

Merci à Erin Aubry Kaplan qui m'a inspiré cet article.
Voici quelques extraits de sa chronique tirée du "Courrier International (15/01/2009)
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Le fabuleux derrière de la First Lady
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Un premier président noir ? Oui, c’est bien. Mais une première dame callipyge, c’est carrément révolutionnaire, se réjouit
une chroniqueuse africaine-américaine sur un ton provocant.
(...)
Quel plus ! Michelle a émergé de la campagne présidentielle – un océan de méchanceté et de confusion – telle Vénus sortant des eaux ; elle a su maintenir sa coiffure au-dessus des
flots et naviguer sur les vagues de l’Histoire pour nous offrir une nouvelle norme de beauté sans même qu’on s’en aperçoive.
Comme beaucoup de Noires de constitution similaire, j’ai été prise par surprise. Nous étions tellement angoissées par les attaques que subissait Michelle que nous ne regardions pas, ou peu,
au-dessous de son cou. J’avais juste remarqué ses tailleurs et le fait qu’elle ne portait pratiquement jamais de pantalons (contrairement à Hillary). Au fur et à mesure de ses apparitions
publiques, j’ai fini par me détendre. Et tout d’un coup ça m’a frappée – nom d’un chien, elle a un derrière ! Michelle a beau essayer de le couvrir avec ses jupes à la Mamie Eisenhower
et ses robes-fourreaux destinées à rassurer les électeurs lambda, son postérieur affirme sa présence.
Tandis que les Etats-Unis s’agitaient à propos du côté exotique d’Obama, et que lui tentait de calmer le jeu en parlant d’unité et d’expérience commune, le corps de Michelle envoyait un
autre message : au diable le métissage ! Compromis, fin des clivages partisans ? ça m’étonnerait. On avait là un emblème clair de négritude qu’on ne pouvait apprivoiser,
réduire au silence ni rendre invisible. Il jaillissait sous nos yeux, même si nous étions trop pris par la folie de la campagne au quotidien pour le remarquer. Le signe annonciateur de la
victoire à venir que les commentateurs n’ont pas su voir ? Le derrière de Michelle.
Dieu sait qu’il est temps que le derrière noir obtienne un peu de respect. Depuis l’esclavage, il est à la fois vilipendé et adulé ; c’est la caractéristique la plus singulière de la
femme noire, plus perturbante que la peau sombre et les lèvres pleines, la chose qui montrait que les Noires étaient frustes et pas encore tout à fait prêtes pour la civilisation (et qui
les rendait bien sûr fort appétissantes pour les hommes blancs, alimentant encore la peur de mélanges raciaux, qui est au cœur de la ségrégation sociale et raciale). A notre époque, le
derrière indique la classe et la position au sein de la société noire elle-même. Le fait de le mettre en valeur ou non différencie la pétasse de la femme convenable, la minette fêtarde de
la femme active compétente, le hip-hop de ce qui est sérieux. (...)
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Par Pandora
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